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Le futur du robot : l’HUMAIN ?

Vouloir tirer pleinement parti de l’automatisation implique organiquement de penser davantage aux individus…

Les États-Unis ont perdu 5 millions d’emplois industriels en 20 ans. Concurrence étrangère, notamment de la Chine ? Plus grande productivité issue de l’automatisation ? Besoin décroissant de travailleurs ? Historiquement ces tendances – globalisation + automatisation – se sont mutuellement renforcées. Mais le Boston Consulting Group [1] suggère qu’elles commencent à diverger : automatiser réduisant les coûts de production, la logique de la délocalisation n’est plus aussi convaincante… parce que le transport et d’autres facteurs annulent de nombreux avantages liés au passage à un pays à faible coût.

Repenser l’automatisation ? Voir l’automatisation comme un simple moyen de remplacer des travailleurs par des machines pouvant fonctionner toute la journée sans pause-café apparaît réducteur. N’est-ce pas un moyen d’augmenter la productivité et de créer de la valeur en prolongeant le travail des humains ? Dès lors vouloir tirer pleinement parti de l’automatisation implique organiquement de penser davantage aux individus. Cqfd !

Alors oui les machines sont en mesure de faire un travail autrefois effectué par les humains. Plus efficacement. Plus rapidement. Mieux. Est-ce nécessaire de faire la queue pour attendre un banquier ou d’appeler un agent de voyage pour réserver un vol ? Non ! Pourtant – étrangement – les banques ont encore des succursales et les agences de voyages sont toujours en activité. La raison : peut être que nous avons de plus en plus besoin d’humains pour faire des travaux que les machines ne peuvent pas faire, en travaillant principalement avec d’autres humains !

Alors ? L’humain serait-il sous-estimé ?

Tout comme une économie de la connaissance a progressivement créé un besoin en travailleurs du savoir (les fameux knowledge workers), la nouvelle ère dans laquelle nous entrons crée un besoin de travailleurs relationnels – un nouvel âge de la collaboration. Le coût serait alors la pire des raisons pour investir dans l’automatisation, car il y a fort à parier que les entreprises qui prospéreront dans 10 ou 20 ans ne seront pas celles qui réduiront les coûts… mais plutôt celles qui transforment leurs business models pour la faire évoluer.

Traditionnellement les robots étaient conçus pour accomplir des tâches routinières ; beaucoup plus efficacement qu’un humain. Dangereux pour les humains, ils devaient travailler dans des cages clôturées, ce qui signifiait qu’ils nécessitaient beaucoup d’espace et étaient donc également coûteux et difficiles à rééquiper pour effectuer de nouvelles tâches. Cependant, les nouveaux robots collaboratifs sont capables de détecter les personnes et les objets qui les entourent. Ils fonctionnent facilement avec les humains. Ils sont aussi beaucoup moins chers : vous n’avez plus besoin d’une grande usine dans une région à faible coût pour être économiquement viable. Ils peuvent être utilisés dans des usines plus petites, dans des zones urbaines qui ont une abondance de main-d’œuvre hautement qualifiée car les ingénieurs, les concepteurs et les chercheurs doivent travailler en étroite collaboration avec les directeurs de production dans les usines afin d’innover et d’améliorer continuellement la qualité. Avantage supplémentaire : les petites installations de production peuvent être situées plus près des clients. Les robots intelligents permettent donc de petites séries et la chaîne d’approvisionnement devient plus agile !

Alors qui parle de remplacer les travailleurs ?!? Puisque la meilleure façon de rendre les robots productifs est de collaborer avec les humains !


 


La plupart des entreprises connaissent une pénurie de main-d’œuvre qualifiée… donc l’automatisation doit être pensée pour augmenter la productivité des employés plutôt que pour réduire les effectifs ! En d’autres mots, autonomiser les travailleurs au lieu de les remplacer.

Particulièrement les ouvriers qui ont plus à offrir que quiconque, car ils ont souvent les meilleures idées sur la façon d’améliorer les processus de production. Ils sont capables de former les robots pour optimiser un processus d’une manière inattendue. Les emplois sont alors redessinés de manière à les rendre plus intéressants et plus gratifiants. Et en interne comme en externe, le meilleur moyen d’utiliser ces technologies et de les adopter est de créer une expérience formidable : une technologie aussi attrayante pour les collaborateurs que pour les clients. L’automatisation correctement comprise ne remplace pas alors l’humain, mais le prolonge.

Les emplois du futur sont donc bien ceux qui se concentrent sur des tâches non routinières. Donc, le défi d’aujourd’hui, alors que toute tâche qui pourra être automatisée sera automatisée, est de réfléchir plus clairement à la manière dont l’automatisation peut être utilisée pour responsabiliser les travailleurs afin qu’ils puissent mieux collaborer entre eux et avec les robots. La clé est de ne pas essayer de courir contre les robots, mais de courir avec eux. La clé pour gagner dans cette nouvelle ère n’est pas d’éliminer les gens… mais de les mettre au centre.


[1]     https://www.bcg.com/publications/2015/reshoring-of-manufacturing-to-the-us-gains-momentum.aspx

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